De nombreux parents demandent comment s’assurer que l’appartement ou l’argent qu’ils laissent à leur enfant lui restera même si son mariage prend fin. Les conjoints eux-mêmes veulent savoir quel est le statut d’un héritage qu’ils reçoivent. La réponse commence par la loi, mais ne s’y arrête pas.
Que dit la loi ?
Selon l’article 5(a)(1) de la loi sur les relations patrimoniales entre époux, les biens qu’un conjoint possédait avant le mariage, ainsi que ceux reçus par donation ou succession pendant le mariage, sont exclus de l’équilibrage des ressources. Autrement dit, par défaut, l’héritage appartient à celui qui l’a reçu.
Alors pourquoi un contrat ?
Parce qu’en pratique cette exclusion ne tient que tant que le bien reste séparé. Situations courantes où elle peut s’affaiblir :
- L’argent de l’héritage est versé sur le compte joint et se mêle aux fonds de la famille.
- Un appartement hérité est enregistré au nom des deux conjoints.
- L’argent sert à acheter un logement commun ou à rénover le domicile familial.
- L’autre conjoint investit dans le bien pendant des années, par exemple en remboursant le prêt ou en finançant des travaux.
Dans ces cas, on peut prétendre qu’il existait une intention de partager le bien avec le conjoint, et le tribunal examinera les circonstances. Le contrat de mariage fixe l’intention à l’avance et évite d’avoir à la prouver après coup.
Que peut prévoir le contrat ?
- Que les héritages et donations, y compris futurs, restent propres à celui qui les reçoit, même s’ils servent à acquérir un bien commun.
- Le calcul de la part de chacun dans un logement acheté en partie avec l’argent d’un héritage.
- Le sort des revenus du bien, comme le loyer d’un appartement hérité.
Conseils pratiques, même sans contrat
- Conserver l’argent de l’héritage sur un compte séparé, au seul nom de l’héritier.
- Documenter l’origine des fonds lorsqu’ils servent à un achat.
- Enregistrer le bien au seul nom de l’héritier, si telle est l’intention.
Les parents qui veulent anticiper
Les parents peuvent aussi rédiger leur testament ou leurs actes de donation de manière à préciser que le bien est destiné à l’enfant seul. Mais la décision finale sur ce qui se passe au sein du couple appartient aux conjoints : le contrat de mariage reste donc l’outil central. En cas de remariage, la question est encore plus complexe ; voir contrat de mariage et remariage.
Et maintenant ?
Chaque couple arrive avec une situation différente, et le contrat doit donc être construit autour de la vôtre. Au cabinet Paz Israël & Associés, nous examinons avec vous vos biens, vos projets et la voie d’homologation adaptée. Pour en savoir plus, consultez notre page avocat en contrat de mariage, ou contactez-nous pour un rendez-vous à Tel-Aviv, Jérusalem ou Modiin.
Cet article concerne le droit israélien et fournit des informations générales ; il ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas l’examen de votre situation particulière.


